KOMOREBI - JOUER LA LUMIÈRE











Komorebi-Jouer la lumière est une installation performative inspirée par ce mot japonais intraduisible qui désigne la lumière du soleil filtrant à travers les feuilles des arbres. Ce phénomène, à la fois ordinaire et sublime, devient ici le point d’ancrage d’une réflexion sur les liens tissés entre les corps, le territoire et la lumière elle-même.
Les cordons de maçon, habituellement associés à la construction, deviennent ici des vecteurs de sens et de relation. Tendus dans l’espace, ils incarnent les fils invisibles qui nous relient : entre deux corps, entre l’humain et son environnement, entre le soleil et la peau, entre ce qui est vu et ce qui est ressenti. Ces fils matérialisent des rayons, des nerfs, des toiles de résonance.
En installant minutieusement ces fils, comme des tisserandes de lumière, les artistes ont recréé une architecture sensible du vivant. Un réseau fragile, vibrant, fait d’interconnexions, de porosités, de constructions éphémères. La lumière s’y accroche, s’y diffracte, se rend visible dans ses moindres inflexions. Elle devient matière. Comme nous.
Ce projet est dérivé de Corps-Matière, un processus de recherche et création rendu possible grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et de la MRC du Val-St-François. Nous remercions chaleureusement nos collaboratrices Camila Vasquez, Jessica Renaud et Mélodie Béland pour leur précieuse contribution.
MICHAUD-HAMEL
Le duo Michaud-Hamel réunit les artistes Sylvie Michaud et Véronique Hamel, toutes deux diplômées en arts visuels et du microprogramme en art et technologie de l’Université de Sherbrooke. Issues de parcours individuels solides, elles comptent plusieurs expositions et projets d'art public diffusés au Québec. Sylvie, récipiendaire de la bourse REDA 2025 et Véronique, finaliste au Prix Relève du Conseil de la culture de l’Estrie en 2023, ont choisi de faire converger leurs pratiques dans une démarche commune. Leur collaboration s’est cristallisée en 2024 autour du projet Corps-Matière, soutenu par le CALQ et la MRC du Val-Saint-François. Ensemble, elles poursuivent une exploration engagée du sensible, du rituel et de la métamorphose.